La blépharoplastie (chirurgie des paupières) vise à corriger l’excès de peau et/ou les poches graisseuses autour des yeux pour ouvrir le regard et réduire l’air fatigué, sans “changer” ton visage quand elle est bien indiquée. (sofcpre.fr)
1) Ce que la blépharoplastie peut réellement corriger
Paupières supérieures
- “Casquette” de peau qui alourdit le regard (dermatochalasis)
- Parfois, un retentissement fonctionnel (champ visuel) quand c’est très marqué
- Aspect “yeux lourds”, maquillage qui file, regard moins net
Paupières inférieures
- Poches sous les yeux (graisse qui ressort)
- Relâchement cutané / ridules marquées (selon qualité de peau)
- Parfois creux/cernes : attention, enlever trop de graisse peut creuser (on parle souvent de technique plus “conservative” ou de repositionnement de graisse selon les cas)
Important : les cernes pigmentaires (bruns/bleutés) ne sont pas toujours corrigés par chirurgie ; parfois le traitement est plutôt dermatologique (laser, peelings) ou médical (selon cause).
2) Les grandes techniques (ce que ton chirurgien choisit)
A) Blépharoplastie supérieure (la plus fréquente)
- Incision cachée dans le pli naturel de la paupière
- Retrait/redistribution mesurée de peau (et parfois d’un peu de graisse)
- Fermeture par points très fins
Objectif : alléger sans “tirer” ni arrondir artificiellement l’œil.
B) Blépharoplastie inférieure
Deux approches principales (choix selon poches/peau/laxité) :
- Transconjonctivale (par l’intérieur de la paupière)
- Intéressante si poches sans grand excès de peau
- Pas de cicatrice visible sur la peau
- Sous-ciliaire (juste sous les cils)
- Permet de traiter poches + excès de peau
- Peut être associée à une remise en tension/repositionnement
Point clé : si la paupière inférieure est “lâche”, le chirurgien peut proposer une canthopexie/canthoplastie (soutien) pour éviter un abaissement (ectropion) chez certains profils.
C) Approches “conservatives / régénératives”
Selon les écoles et les indications, on peut privilégier :
- Repositionnement de graisse plutôt que retrait massif (éviter l’œil creusé)
- Association avec lipofilling (graisse) ou traitements de qualité de peau (selon cas)
- Travail global du regard (sourcil, tempes, pommettes) si la cause n’est pas uniquement la paupière
3) Consultation pré-op : ce qui est vraiment évalué
Une bonne consultation ne se limite pas à “j’ai des poches” :
- Qualité de peau (fine/épaisse, ridules)
- Position du sourcil (un sourcil qui descend peut “imiter” une paupière lourde)
- Ptosis (paupière qui tombe par faiblesse du muscle) : ça peut nécessiter une chirurgie différente (cure de ptosis) (sofcpre.fr)
- Laxité de la paupière inférieure
- Santé oculaire : sécheresse, irritation, port de lentilles, antécédents ophtalmo
- Facteurs de risque : tabac, certains médicaments/compléments, tendance aux bleus, etc.
4) Déroulement de l’intervention (le scénario courant)
- Souvent en ambulatoire (entrée/sortie le même jour)
- Anesthésie locale (parfois avec sédation) ou générale selon le plan et ton confort
- Durée variable selon 2 paupières vs 4 paupières (ton chirurgien te donne le timing exact)
5) Suites et récupération : à quoi t’attendre (sans surprise)
Les effets post-op “classiques” peuvent inclure :
- Gonflement, ecchymoses
- Paupières un peu engourdies, sensation de tiraillement
- Yeux irrités/sensibles/larmoyants, parfois sécheresse pendant quelques semaines (nhs.uk)
Timeline réaliste (très fréquent)
- J1–J3 : gonflement maximal + bleus qui s’installent
- J4–J10 : bleus qui descendent et jaunissent, aspect déjà plus présentable
- Vers J5–J8 : retrait des points (souvent) si sutures non résorbables (selon technique)
- 2 semaines : beaucoup de gens redeviennent “socialement OK”
- 1–3 mois : affinement du résultat (cicatrices qui se fondent, tissus qui se stabilisent)
6) Risques et complications (à connaître, sans dramatiser)
Comme toute chirurgie, il existe des risques. Les plus cités dans les sources médicales incluent :
- Saignement, hématome, infection
- Sécheresse/irritation, difficulté temporaire à fermer complètement les yeux
- Asymétrie, cicatrice visible (rare mais possible), mauvaise cicatrisation
- Complications spécifiques de la paupière inférieure : ectropion (paupière qui “baisse”) (American Society of Plastic Surgeons)
- Très rarement : troubles visuels graves (American Society of Plastic Surgeons)
L’intérêt d’un bon plan opératoire (et d’un bon suivi) est précisément de réduire ces risques et de les gérer tôt si besoin.
7) Résultat : ce qui fait “naturel” vs “opéré”
Un rendu naturel vient souvent de 3 choses :
- Ne pas sur-enlever (surtout en inférieur)
- Respecter la forme de ton œil (ne pas “arrondir” artificiellement)
- Traiter la vraie cause (paupière vs sourcil vs volume)
8) Questions à poser en consultation (très efficaces)
- Est-ce que mon problème vient de la paupière, du sourcil, ou des deux ?
- Quelle technique pour l’inférieur : transconjonctivale ou sous-ciliaire, et pourquoi ?
- Risque d’œil creusé : comment l’éviter dans mon cas ?
- Combien de visites de suivi sont incluses et que fait-on si je cicatrise mal ?
- À partir de quand : sport / soleil / maquillage / lentilles / écran ?
9) À retenir (simple)
- Supérieur = “casquette” → incision dans le pli, résultat souvent très gratifiant
- Inférieur = “poches + soutien” → stratégie plus fine, priorité au naturel
- Une bonne blépharoplastie = regard reposé, pas “regard changé”
Pages utiles
Dr Marsili (Paris) – page blépharoplastie : (riccardomarsili.fr)
Clinique des Champs-Élysées – blépharoplastie à Paris : (crpce.com)
https://www.riccardomarsili.fr/chirurgie-esthetique/chirurgie-visage/blepharoplastie
https://www.crpce.com/chirurgie-esthetique/blepharoplastie
(Info générale : ceci ne remplace pas une consultation médicale ; seul un examen peut confirmer l’indication et la technique adaptée.)